Driss Chraïbi n’est plus, Le grand homme a tiré sa révérence

Dimanche 1er Avril, à Paris, Driss Chraïbi tire sa révérence, ça aurait pu être un poisson d’avril, on l’aurait du moins souhaité mais si le génie rayonne pour toujours, l’homme lui n’est qu’éphémère. Driss est bel et bien partis…

Certains sont des précurseurs, ils ouvrent des voies, tracent des routes pour que d’autres puissent les suivre, pour que d’autres élargissent ses routes là et que de plus en plus de gens les empruntent. Driss Chraïbi en a fait partis, grâce à ses mots, grâce à son verbe, grâce à son monde.

Il disait:

La pensée véritable et authentique est semblable à une graine; elle est semée dans la terre fertile du cerveau. Pour qu’il y ait germination, il faut une culture, des engrais intellectuels et l’irrigation par la morale.

Et c’est ainsi que s’ouvrent les voies et c’est ainsi que germent les idées…

J’ai choisi pour cet hommage de reprendre certaines citations de ses livres, des phrases qui m’ont parlé, touché ou interpellé… des phrases à méditer.

Tout est humain, surtout les faiblesses, les lâchetés. (Extrait de La foule)

A trop museler sa monture, on risque de se retrouver enfourchant un cheval de bois. (Extrait d’ Une Enquête au pays)

La patience peut faire germer des pierres à condition de savoir attendre. (Extrait d’ Une enquête au pays)

Et pour finir une vision, du monde, de la vie ou de ce qu’on en fait ?

En fait je suis à la recherche de la vie, en dehors de moi, de toute une vie qui m’entoure? Tu comprends? Il y a un mur et, dans ce mur, il y a un trou, si visible, si évident, qu’on en arrive à oublier l’existence du mur lui-même. (Extrait de Mort au Canada)

Un grand homme est partie mais une grande œuvre demeure …

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