Et je te souhaite …

Et j’ai dû attendre mes premiers cheveux blancs, mes premiers regrets, avant de me convaincre que tout homme, y compris mon père, avait le droit de faire fausse route s’il croyait poursuivre le bonheur.

Dès lors je me suis mis à chérir ses errements, comme j’espère que tu chériras les miens, mon fils. Je te souhaite même de t’égarer parfois à ton tour. Et je te souhaite d’aimer, comme lui, jusqu’à la tyrannie, et de rester longtemps disponible aux nobles tentations de la vie.

Amin Maâlouf – Léon l’Africain

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