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	<title>Murmures &#187; Mes citations</title>
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		<title>Des mots et des lettres</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 17:06:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[On peut séduire n&#8217;importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C&#8217;est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d&#8217;amour est d&#8217;une efficacité redoutable, mais méconnue…
Camille Laurens
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #808080;">On peut séduire n&#8217;importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C&#8217;est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d&#8217;amour est d&#8217;une efficacité redoutable, mais méconnue…</span></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="color: #808080;"><strong>Camille Laurens</strong></span></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Croyances</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 18:56:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>
		<category><![CDATA[Dostoïevski]]></category>
		<category><![CDATA[L'idiot]]></category>
		<category><![CDATA[pensée]]></category>

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		<description><![CDATA[

Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne  pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.
Fiodor Dostoïevski &#8211; Extrait de L&#8217;idiot

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #008080;">Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne  pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.</span></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Fiodor Dostoïevski &#8211; Extrait de L&#8217;idiot</em></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Emprise, pensée etc&#8230;</title>
		<link>http://murmures.net/2007/06/11/emprise-pensee-etc/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jun 2007 20:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[Une petite citation qui taîne depuis un moment sur l&#8217;un de mes carnets, je la relis et j&#8217;ai envie de la partager:

Le choix d&#8217;une liberté n&#8217;est pas aisé à faire lorsque l&#8217;on est soi-même sous l&#8217;emprise de faux-semblants.

(Thérèse Renaud)
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une petite citation qui taîne depuis un moment sur l&#8217;un de mes carnets, je la relis et j&#8217;ai envie de la partager:</p>
<blockquote>
<p align="center">Le choix d&#8217;une liberté n&#8217;est pas aisé à faire lorsque l&#8217;on est soi-même sous l&#8217;emprise de faux-semblants.</p>
</blockquote>
<p align="right">(Thérèse Renaud)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ce qu&#8217;il murmure &#8230;</title>
		<link>http://murmures.net/2007/04/05/ce-quil-murmure/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2007 18:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>
		<category><![CDATA[Mes murmures]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce que j&#8217;aime dans un bon auteur, ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il dit, mais ce qu&#8217;il murmure
(Logan Pearsall Smith) &#8211; Extrait de Réflexions tardives

Je viens de tomber sur cette citation. Je ne connais ni Pearsall Smith, ni ses Réflexions tardives, mais j&#8217;aime cette phrase parce que je pourrais facilement la dire moi même, me l&#8217;approprier&#8230;
Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong><span class="txtc40b16"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana"><font color="#0099ff">Ce que j&#8217;aime dans un bon auteur, ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il dit, mais ce qu&#8217;il murmure</font></span></span></strong></p>
<p align="right"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana"><em><font color="#0099ff">(Logan Pearsall Smith) &#8211; <span class="n12txtnr">Extrait de <span style="letter-spacing: -0.5pt">Réflexions tardives</span></span></font></em></span></p>
<p align="right"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana"><em><font color="#0099ff"><span class="n12txtnr"><span style="letter-spacing: -0.5pt"></span></span></font></em></span></p>
<p>Je viens de tomber sur cette citation. Je ne connais ni Pearsall Smith, ni ses Réflexions tardives, mais j&#8217;aime cette phrase parce que je pourrais facilement la dire moi même, me l&#8217;approprier&#8230;</p>
<p>Et puis surtout quand j&#8217;ai nommé mon blog murmures, je l&#8217;avais fait sans trop y réfléchir, cela coulait de source, c&#8217;était murmures ou rien et je n&#8217;avais pas pris le temps de l&#8217;expliquer. Aujourd&#8217;hui un autre le fait pour moi, et je me rends compte que c&#8217;est de ces murmures là que je parlais, que ce sont ceux qui en fin de compte me séduisent le plus&#8230;</p>
<p><span class="txtc40b16"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana"><font color="#0099ff"></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://murmures.net/wp-content/uploads/2007/06/murmures-rouge.jpg" alt="murmures-rouge.jpg" /></p>
<p></font></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le portrait de Dorian Gray &#8211; Extrait</title>
		<link>http://murmures.net/2006/11/28/le-portrait-de-dorian-gray-extrait/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Nov 2006 03:12:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>
		<category><![CDATA[Mes coups d'coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Mes lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Je commence à peine ce roman que j&#8217;avais envie de lire depuis très longtemps et déjà j&#8217;ai des envies de partage&#8230; je pourrais le citer en entier tellement on y trouve des trésors à méditer, à décortiquer, à discuter, à réfuter, à remodeler, à intérioriser, à moquer…
Extrait:
- Il n’y a pas de bonne influence, M. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Je commence à peine ce roman que j&#8217;avais envie de lire depuis très longtemps et déjà j&#8217;ai des envies de partage&#8230; je pourrais le citer en entier tellement on y trouve des trésors à méditer, à décortiquer, à discuter, à réfuter, à remodeler, à intérioriser, à moquer…</em></p>
<p><em>Extrait:</em></p>
<blockquote><p>- Il n’y a pas de bonne influence, M. Gray. Toute influence est immorale – immorale d’un point de vue scientifique.</p>
<p>- Pourquoi donc?</p>
<p>- Parce que influencer une personne, c’est lui donner son âme. Elle ne pense plus ses propres pensées, elle ne brûle plus de ses propres passions. Ses vertus n’ont plus d’existence propre. Ses péchés, pour autant que le péché existe, sont empruntés. Elle devient l’écho de la musique d’un autre, elle joue un rôle qui n’a pas été écrit pour elle. Le but de la vie, c’est l’épanouissement de soi. Réaliser notre propre nature à la perfection, voilà notre raison de vivre en ce bas monde. Les gens aujourd’hui, ont peur d’eux même. Ils ont oublié le plus important des devoirs, celui qu’on a envers soi-même. Certes ils sont charitables. Ils nourrissent les affamés, et vêtent les mendiants. Mais leur âme meurt de faim, elle est nue. Notre race a perdu tout courage. Peut-être n’en avons-nous jamais eu. Cette terreur devant la société qui forme la base de la morale, cette terreur devant Dieu qui est le secret de la religion, voilà les deux principes qui nous gouvernent. Et pourtant…</p>
<p>«Et pourtant», poursuivit Lord Henry de sa voix grave et mélodieuse…, «je crois que si un homme vivait pleinement et complètement sa vie, donnait une forme à tous ses sentiments, une expression à toutes ses pensées, une réalité à tous ses rêves – je crois vraiment que le monde retrouverait une telle capacité d’allégresse que nous oublierions toutes les insanités du médiévalisme, et reviendrions à l’idéal hellénique, peut être même à quelque chose de plus beau, de plus riche, que l’idéal hellénique. Mais les plus courageux d’entre nous ont peur d’eux-mêmes. La mutilation que s’imposent les sauvages survit tragiquement dans l’esprit de renoncement qui défigure notre vie. Nous sommes punis de nos refus. Tout élan que nous nous efforçons d’étouffer pèse sur notre esprit, et nous empoisonne. Que le corps pèche une fois, et c’en ai fini de son péché, car l’action est une forme de purification. Il n’en reste rien ensuite, si ce n’est le souvenir d’un plaisir, ou le luxe du regret. La seule façon de se débarrasser d’une tentation, c’est d’y céder.</p></blockquote>
<p><em>L’ambiance du livre me fascine, cette ambiguïté avec laquelle Wilde joue, tous ces non dits, tous ces discours mi-ange mi-démons m’emportent dans un monde à part et j’en suis juste au commencement de l’histoire … je sens que j’aime et que je vais encore beaucoup aimé ce voyage.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>I Am in Need of Music</title>
		<link>http://murmures.net/2006/08/23/i-am-in-need-of-music/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Aug 2006 23:56:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[I am in need of music that would flow
Over my fretful, feeling fingertips,
Over my bitter-tainted, trembling lips,
With melody, deep, clear, and liquid-slow.
Oh, for the healing swaying, old and low,
Of some song sung to rest the tired dead,
A song to fall like water on my head,
And over quivering limbs, dream flushed to glow!
There is a magic [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>I am in need of music that would flow<br />
Over my fretful, feeling fingertips,<br />
Over my bitter-tainted, trembling lips,<br />
With melody, deep, clear, and liquid-slow.<br />
Oh, for the healing swaying, old and low,<br />
Of some song sung to rest the tired dead,<br />
A song to fall like water on my head,<br />
And over quivering limbs, dream flushed to glow!</p>
<p>There is a magic made by melody:<br />
A spell of rest, and quiet breath, and cool<br />
Heart, that sinks through fading colors deep<br />
To the subaqueous stillness of the sea,<br />
And floats forever in a moon-green pool,<br />
Held in the arms of rhythm and of sleep.</p>
<p align="right"><strong><em>Elizabeth Bishop (1911 &#8211; 1979)</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Et je te souhaite &#8230;</title>
		<link>http://murmures.net/2006/07/29/et-je-te-souhaite/</link>
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		<pubDate>Sat, 29 Jul 2006 23:39:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[Et j’ai dû attendre mes premiers cheveux blancs, mes premiers regrets, avant de me convaincre que tout homme, y compris mon père, avait le droit de faire fausse route s’il croyait poursuivre le bonheur. Dès lors je me suis mis à chérir ses errements, comme j’espère que tu chériras les miens, mon fils. Je te [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Et j’ai dû attendre mes premiers cheveux blancs, mes premiers regrets, avant de me convaincre que tout homme, y compris mon père, avait le droit de faire fausse route s’il croyait poursuivre le bonheur. Dès lors je me suis mis à chérir ses errements, comme j’espère que tu chériras les miens, mon fils. Je te souhaite même de t’égarer parfois à ton tour. Et je te souhaite d’aimer, comme lui, jusqu’à la tyrannie, et de rester longtemps disponible aux nobles tentations de la vie.</p></blockquote>
<p align="right" class="MsoNormal"><font color="#5551ad"><strong>Amin Maâlouf &#8211; Léon l’Africain</strong></font></p>
<blockquote></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>THE MADMAN &#8211; BY Khalil Gibran</title>
		<link>http://murmures.net/2006/07/28/the-madman-by-khalil-gibran/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Jul 2006 23:36:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[You ask me how I became a madman. It happened thus: One day, long before many gods were born, I woke from a deep sleep and found all my masks were stolen,-the seven masks I have fashioned an worn in seven lives,-I ran maskless through the crowded streets shouting, &#8220;Thieves, thieves, the cursed thieves.&#8221;
Men and [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment -->You ask me how I became a madman. It happened thus: One day, long before many gods were born, I woke from a deep sleep and found all my masks were stolen,-the seven masks I have fashioned an worn in seven lives,-I ran maskless through the crowded streets shouting, &#8220;Thieves, thieves, the cursed thieves.&#8221;</p>
<p>Men and women laughed at me and some ran to their houses in fear of me.</p>
<p>And when I reached the market place, a youth standing on a house-top cried, &#8220;He is a madman.&#8221; I looked up to behold him; the sun kissed my own naked face for the first time. For the first time the sun kissed my own naked face and my soul was inflamed with love for the sun, and I wanted my masks no more. And as if in a trance I cried, &#8220;Blessed, blessed are the thieves who stole my masks.&#8221;</p>
<p>Thus I became a madman.</p>
<p>And I have found both freedom of loneliness and the safety from being understood, for those who understand us enslave something in us.</p>
<p>But let me not be too proud of my safety. Even a Thief in a jail is safe from another thief.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Lus dans la presse</title>
		<link>http://murmures.net/2006/07/26/lus-dans-la-presse/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Jul 2006 17:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai lus cet article dans la presse de cette semaine et je l&#8217;ai trouvé magnifique car il dit tout, il exprime ce que chacun ressent sans pouvoir mettre des mots dessus.
Un cri pour le Liban &#8211; La courbature
Wajdi Mouawad &#8211; Auteur et metteur en scène
C&#8217;est la soudaineté de tout cela qui fait mal. Tout à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font color="#5551ad"><em>J&#8217;ai lus cet article dans la presse de cette semaine et je l&#8217;ai trouvé magnifique car il dit tout, il exprime ce que chacun ressent sans pouvoir mettre des mots dessus.</em></font></p>
<p align="justify"><strong>Un cri pour le Liban &#8211; La courbature</strong></p>
<p align="justify"><strong>Wajdi Mouawad</strong> &#8211; <em>Auteur et metteur en scène</em></p>
<p align="justify">C&#8217;est la soudaineté de tout cela qui fait mal. Tout à coup. D&#8217;un coup. Voilà. Ponts détruits, jambes arrachées, enfances perdues et routes cassées, immeubles écroulés, avions dans le ciel et hurlements. Sifflement et explosion et prière désespérée, souffle trop court, coeur qui bat, grande frayeur, sommeil brûlé et ironie et honte et humiliation. Cela tout à coup. Soudaineté. Comme un couteau planté dans la gorge.</p>
<p align="justify">Des jours déjà que je marche sans faire attention à rien, à la recherche des mots. Ne pas croire ceux qui disent «qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de mots pour dire&#8230;», au contraire, s&#8217;entêter. Quand on n&#8217;a plus rien, il nous reste encore des mots; si on commence à dire qu&#8217;il n&#8217;y a plus de mots, alors vraiment tout est perdu, noirceur noirceur.</p>
<p align="justify">Chercher même si on ne trouve pas. Regarder ses propres mains et y voir, là, dans ses propres veines et ses propres muscles, là, dans ses bras, l&#8217;impossibilité d&#8217;agir. Constater et être impitoyable envers soi et assumer : je ne peux rien faire, je ne sais pas quoi faire, je me sens impuissant, je ne peux qu&#8217;attendre et suivre le décompte.</p>
<p align="justify">Zidane, il y a un siècle</p>
<p align="justify">Il y a bien longtemps de cela, un siècle je crois, je tremblais pour Zidane et pour les Bleus. Je comptais, avec une jubilation profonde, les buts marqués contre le Brésil, le Portugal, l&#8217;Espagne et puis voilà, fin de la Coupe du monde, et tout à coup, un couteau planté dans la gorge !</p>
<p align="justify">Depuis je compte les morts d&#8217;un match cauchemardesque où les règles s&#8217;inventent à mesure : 316 à 48, addition infernale, sang pour sang sanglante sans remise possible ni banco ni go à passer pour réclamer les vies, toutes les vies perdues, morts, ils sont morts et les voilà, Moustafa, Samir, Sarah, Jean, Abdelwahab, Esther et Isaac et Naji et Nayla et Walid devenus chiffres comme dans France 1 Brésil 0, catastrophe catastrophe.</p>
<p align="justify">Est-ce qu&#8217;on peut pleurer des lettres ? Pleurer de tout son alphabet, alphabet arabe, Aleph et Bé, Alpha et beta. Devenir poulpe et éclater en encre. Pour inventer des mots ? Est-ce qu&#8217;on peut pleurer des lettres ?</p>
<p align="justify">Alors marcher dans la rue. Chercher des mots. Non pas pour apaiser, non pas pour consoler. Non pas pour dire la situation de tout cela, non pas pour parler politique. Surtout pour ne pas parler politique. Au contraire. Utiliser une langue incompréhensible à la politique.</p>
<p align="justify">Au journaliste qui me demandait quelle était ma position dans le conflit du Moyen-Orient, je n&#8217;ai pas pu lui mentir, lui avouant que ma position relevait d&#8217;une telle impossibilité que ce n&#8217;est plus une position, c&#8217;est une courbature. Torticolis de tous les instants.</p>
<p align="justify">Et moi</p>
<p align="justify">Je n&#8217;ai pas de position, je n&#8217;ai pas de parti, je suis simplement bouleversé car j&#8217;appartiens tout entier à cette violence. Je regarde la terre de mon père et de ma mère et je me vois, moi : je pourrais tuer et je pourrais être des deux côtés, des six côtés, des 20 côtés. Je pourrais envahir et je pourrais terroriser. Je pourrais me défendre et je pourrais résister et comble de tout, si j&#8217;étais l&#8217;un ou si j&#8217;étais l&#8217;autre, je saurais justifier chacun de mes agissements et justifier l&#8217;injustice qui m&#8217;habite, je saurais trouver les mots pour dire combien ils me massacrent, combien ils m&#8217;ôtent toute possibilité à vivre.</p>
<p align="justify">Cette guerre, c&#8217;est moi, je suis cette guerre. C&#8217;est un «je» impersonnel qui s&#8217;accorde à chaque personne et qui pourrait dire le contraire ? Pour chacun le même désarroi. Je le sais. J&#8217;ai marché toute la nuit à la faveur d&#8217;une ardente canicule pour tenter de trouver les mots, tous les mots, tenter de dire ce qui ne peut pas être dit. Car comment dire l&#8217;abandon des hommes par les hommes ? Ébranlés ébranlés. Nous sommes ébranlés car nous entendons la marche du temps auquel nous appartenons et aujourd&#8217;hui, encore, l&#8217;hécatombe est sur nous.</p>
<p align="justify">De haine ou de folie</p>
<p align="justify">Il n&#8217;y a que ceux qui crient victoire à la mort de leurs ennemis qui tirent joie et bonheur de ce désastre. Je ne serai pas l&#8217;un d&#8217;entre eux même si tout concours à ce que je le sois. Alors justement, comment faire pour éviter le piège ? Comment faire pour ne pas se mettre à faire de la politique et tomber ainsi dans le discours qui nous mènera tout droit à la détestation ?</p>
<p align="justify">Je voudrais devenir fou pour pouvoir, non pas fuir la réalité mais, au contraire, me réclamer tout entier à la poésie. Je voudrais déterrer les mots à défaut de ressusciter les morts. Car ce n&#8217;est pas la destruction qui me terrorise, ce ne sont pas même les invasions, non, car les gens de mon pays sont indésespérables malgré tout leur désespoir et demain, j&#8217;en suis sûr, vous les verrez remettre des vitres à leurs fenêtres, replanter des oliviers, et continuer, malgré la peine effroyable, à sourire devant la beauté. Ils sont fiers. Ils sont grands. Je les connais. Les routes sont détruites ? Elles seront reconstruites. Et les enfants, morts dans le chagrin insupportable de leurs parents, naîtront encore. Au moment où je vous écris, des gens, là-bas, font l&#8217;amour. Obstinément.</p>
<p align="justify">Je les connais. Ils ont trouvé une manière de gagner qui consiste à perdre et cela dure depuis 7000 ans. Ce n&#8217;est pas cela. L&#8217;armée qui envahit mon pays devra un jour ou l&#8217;autre se retirer et ce jour-là sera un jour de fête, et demain, vous verrez, d&#8217;autres guerres viendront prendre le relais de celle qui nous occupe en ce moment, d&#8217;autres attentats, d&#8217;autres massacres, d&#8217;autres ignominies, d&#8217;autres souffrances, renvoyant tout ce qui nous révolte aujourd&#8217;hui à l&#8217;oubli.</p>
<p align="justify">Non, ce qui est terrifiant, ce n&#8217;est pas la situation politique, c&#8217;est la souricière dans laquelle la situation nous met tous et nous oblige, face à l&#8217;impuissance à agir, à faire un choix insupportable : celui de la haine ou celui de la folie.</p>
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		<title>Le voyage d&#8217;une vie</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jul 2006 23:14:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kenza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes citations]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand tu partiras pour Ithaque
Quand tu partiras pour Ithaque, souhaite que le chemin soit long, riche en péripéties et en expériences. Ne crains ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni la colère de Neptune. Tu ne verras rien de pareil sur ta route si tes pensées restent hautes, si ton corps et ton âme ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment --><font color="#f46100"><strong>Quand tu partiras pour Ithaque</strong></font></p>
<p>Quand tu partiras pour Ithaque, souhaite que le chemin soit long, riche en péripéties et en expériences. Ne crains ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni la colère de Neptune. Tu ne verras rien de pareil sur ta route si tes pensées restent hautes, si ton corps et ton âme ne se laissent effleurer que par des émotions sans bassesse. Tu ne rencontreras ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni le farouche Neptune, si tu ne les portes pas en toi-même, si ton coeur ne les dresse pas devant toi.</p>
<p>Souhaite que le chemin soit long, que nombreux soient les matins d&#8217;été, où (avec quelles délices !) tu pénètreras dans des ports vus pour la première dois. Fais escale à des comptoirs phéniciens, et acquiers de belles marchandises : nacre et corail, ambre et ébène, et mille sortes d&#8217;entêtants parfums. Acquiers le plus possible de ces entêtants parfums. Visite de nombreuses cités égyptiennes, et instruis-toi avidement auprès de leurs sages.</p>
<p>Garde sans cesse Ithaque présente à ton esprit. Ton but final est d&#8217;y parvenir, mais n&#8217;écourte pas ton voyage : mieux vaut qu&#8217;il dure de longues années, et que tu abordes enfin dans ton île aux jours de ta vieillesse, riche de tout ce que tu as gagné en chemin, sans attendre qu&#8217;Ithaque t&#8217;enrichisse.</p>
<p>Ithaque t&#8217;a donné le beau voyage : sans elle, tu ne te serais pas mis en route. Elle n&#8217;a plus rien d&#8217;autre à te donner.<br />
Même si tu la trouves pauvre, Ithaque ne t&#8217;a pas trompé. Sage comme tu l&#8217;es devenu à la suite de tant d&#8217;expériences, tu as enfin compris ce que signifient les Ithaques.</p>
<p align="right"><strong>Konstantin Kavafis</strong></p>
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