Ceux qui me ressemblent
Published by Kenza September 19th, 2008 in Mes murmures.“Mon fils aime beaucoup le Maroc, il dit y voir des visages qui lui ressemblent”.
Je lisais distraitement affalée sur un sofa, quand cette phrase me fit un drôle d’effet, Je m’y suis longuement arrêté.
Encore une phrase anodine, de ceux qu’on lit dans un magazine féminin de la place…
Je ne suis pas fan de jazz, je ne connais pas cette chanteuse, je remonte quelques paragraphes plus haut pour savoir d’où elle vient : elle est américaine, d’origine malienne, son mari est français, d’origine berbère… le fils en question devrait être un si beau mélange, j’ai toujours aimé les mélange, mais là je m’égare…
Il aime le Maroc pour ses visages qui lui ressemblent, une impression de déjà lus, plusieurs fois même, je ne saurais dire où, mais une idée qui m’avait déjà interpelé, de celles qui vous intriguent, qui ne vous avez jamais effleuré, mais dans lesquels vous trouvez un semblant de réponse, le début de quelque chose qui vous échappait, sans pourtant que ça soit tellement ça… non pas une révélation, mais le bout d’un fil, qui mènera ou ne mènera pas…
Aimer, se sentir bien, se sentir rassuré, sentir qu’on est enfin rentré chez soi… juste par un effet miroir, juste en voyant son propre reflet multiplié à l’infinis, juste en contemplant des visages qui nous rappellent celui qu’on voit en premier chaque jour dans notre glace…
Est-ce que le sens de la communauté n’est autre qu’un besoin de se voir dans les autres? Je sais que c’est réducteur, je sais que je suis bien trop fainéante pour pousser ma réflexion plus loin, je sais que je serais curieuse de voir une explication rationnelle du genre neuroscientifique impliquant des activations de certains recoins d’un lobe ou l’autre d’un cerveau passé sous MRI, je sais aussi que je serais tenté de garder cette idée telle qu’elle : Ils me ressemblent : je suis chez moi.
Mais j’y reviendrais… une autre fois… surement… autrement…

c’est pas la première fois que je me trouve dans tes écrits, je pense que les miroirs est une question qui relève de ce qu’on a peur de devenir dans une autre vie ou sous d’autres conditions de vies.
le miroir et le retour sont deux éléments d’une focalisation sur un retour au racines; récupérer le reflet entouré d’une monture de cuivre ou même par des petits cadeaux distribué a tour de bras est une question de peur, de peur non pas de perdre ce qu’on est !! mais de peur de perdre cette chose qu’on a et qu’on redoute quand on vit dans une autre culture.
le miroir est un transition de ce qu’on est dans un environnement qui nous accepte, qui fait qu’on s’affirme dans une culture dont on a pas peur d’être chasser, un monde ou on risque pas de paraitre étranger, on se fonde dans le moule et on vi ce qu’on nous a toujours d’être un signe de refus d’intégration.
pour ce qui est de la phrase, je pense que c’est un début de la désintégration de cette valeur qui lui a permet d’être dans un monde de tolérance et elle est en train de se preparer pour paraitre etrnage dans son vrai bocal.
“Miroir ! Dis moi si je suis bien Elle !”
Portail d’échange muet, de l’autre côté se visionne notre alter ego, ce QUI nous sommes et qui nous somme d’Être nous mêmes Plénitude de chaque côté de la planitude.
Ancêtres si miroitant dans un regard vers l’Au Delà de chaque miroir qui restera entier…
Geste de désespoir en furie qui jette hors de soi l’objet encore chéri à la face d’un mur placide et sans visage.
Mais nul ne peut se jeter lui même hors d’un chez soi semé dans chaque atome de soi où qu’on aille se voir et quelque soit le miroir.
Lallahoum,
?
Commentaire hors billets. La tête pleine de batata et de champs à perte de vue.
Hier, mes Cubains m’ont dit qu’ils avaient été frappés de voir comment ton préféré (du calme, les mecs je parle de mon fils à qui Kenza trouve toutes les excuses du monde :-)). Bon, je reprends ils me dirent qu’ils avaient été surpris de la ressemblance de Scorcese avec Ernesto Guevara. Du coup, je ne sais pas si je dois chercher des origines hispano-irlandaise à mon fils ou me dire ah l’irlandais vient du beau gosse et le sang d’hidalgo forcément de chez nous. Mais, j’ai tjrs eu un faible pour l’Argentine avant que mon fils ne soit qu’une étincelle dans mon regard, help I need a sofa and hours or talking :-). Tu vois que je suis dans batata
Mourial la semaine prochaine, on s’y voit
Mwah,
tu sais ce que je lis moi dans ton texte : l’appel du pays qui retentit de plus en plus fort en toi …. ma belle nous sommes toi (du moins jiji et mo)
Cette phrase me fait plus songer à une sorte de «bocal» métamorphosé en miroir à travers lequel le fils perçoit subjectivement des personnes et choses qu’il a bien pris soin de sélectionner de «l’océan Maroc» en parfaite harmonie avec sa personnalité et à laquelle il asspire !
Il faudrait déjà savoir pourquoi aime-t-il le Maroc ou le dit-il ? et que ces visages en question en quoi et comment lui ressemblent-ils ? selon sa propre vision.
Moi par exemple je dirais:
«J’aime beaucoup le monde, j’y vois des visages qui me ressemblent»
Parce que je me plait dans la différence et les visages qui me ressemblent sont bien évidemment ceux qui me partagent ce même amour de la diversité…
Juste pour dire par là que l’objectif n’est pas forcément toujours de rechercher notre propre reflet chez l’autre mais çà peut être aussi bien le contraire !
C’est tout comme le dit phénomène «être autre» qui prend chacun de nous dans nos lectures, lorsqu’on se met dans la peau d’un personnage particulier ou même parfois dans plusieurs et que souvent les raisons sont très variables…
Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s’aimer.
salut!

la question est légitime mais j’ai l’esprit obnibulé par quelques doses excessives de 7rira..
je dirais juste à mohamed que j’adore sa citation !
je repasse, si tu me le permets
@Waayli: mer7ba bik tu repasses quand bon te semble
@ KENZA,
Ah pour quand le prochain doux murmure ?
Histoire de nous apaiser de certains méfaits de grognements néfastes… !
Bien sûr s’il m’est toujours accordé de m’en délecter…
@Ibn Nietzche: ahhh si je pouvais être inspirée tous les jours
Merci pour ton gentil mot, j’avoue que parfois je me demande quel interet peuvent avoir ces quelques mots que j’alligne sans savoir s’ils interessent d’autres que moi, mais s’il peuvent combattre les grognements lol j’avoue que je me prend déjà pour un petit elf dans le seigneur des anneaux (quelle image de bon matin lol)
Ces quelques mots de petit elfe dans le Monde du “Seigneur des Anneaux” combattent bien des maux avec un inespéré, innattendu mais si opportun succés
qu’envers sa migraine le gnome n’éprouve plus que gratitude et liberté de venir et revenir butiner son “Aspire In”.
on ne se sent pas forcément bien avec nos semblables… certaines fois il se fait bon d’être un parfait “étrange” pour recouvrer certains sens devenus coutumiers… lassants…