Poets against war / Poètes contre la guerre
Published by Kenza August 31st, 2006 in Mes coups d'coeur.Dans la salle contigüe de la Casa del Popolo, nous étions presque une centaine de personne venu les écouter. Des poètes de tout horizon sont venus nous parler de la guerre… ou plutôt de la paix.
Hier soir je me suis retrouvé avec quelques amis à cette soirée dont j’avais trouvé l’annonce tout à fait par hasard sur le net. Nous n’avions aucune attente particulière, nous étions là pour voir et découvrir. La salle n’étais pas très grande, ou étais ce la foule qui la rétrécissait? Les plus avertis étaient là depuis forts longtemps et ils avaient réussi à se trouver une chaise. Les autres sont restés debout là où ils ont réussi à trouver une place libre qui leur permettait d’entrevoir la scène. En guise de scène une petite estrade avec en arrière fond un écran blanc où passait des images, en arrivant la voix enchanteresse de Fairouz nous accueillait, son timbre doux mais fort annonçait les couleurs : La soirée commence bien…
À 8h tapante quelques personnes se succèdent sur la scène, on nous présente les associations qui ont organisé la soirée et on nous dit le pourquoi : on veut avant tout informer, on veut faire entendre d’autres voix, d’autres échos que ceux présentés par les médias, mais surtout on veut chanter la paix, dénoncer la guerre, toute la guerre. Les discours se succèdent, brefs mais poignants on dénonce les guerres, on dénonce l’occupation, on dénonce les complicités et on crie l’opposition à nos dirigeants qui les soutiennent. Mais après les quelques discours place aux poèmes.
Les poètes se succèdent alors sur la petite scène. Poèmes chantés, poèmes lus, poèmes accompagné de musique, poèmes crus.
Tout y était, de toutes les langues et de tous les horizons. Dans le désordre : la libanaise qui d’une voix suave, grattant sa guitare nous chante son pays dans la langue de Shakespeare; la française enveloppée dans son écharpe palestinienne brodée de rouge qui rend hommage à ses amis libanais, palestiniens et de toutes les guerres; l’iranien qui débute son poème d’une longue plainte criée, et qui en persan à la fin de chaque couplet jette un gâteau amer au visage d’Israël; Le palestinien drapé de son kéfié qui clame un beau Nizar Quebani chantant le Sud Liban; l’algérien qui dans la langue de Molière condamne la terreur, toute la terreur, le canadien qui se moquant, parle de squelettes issues de toutes ces guerres, attaquant à l’unisson la maison blanche qu’il fallait défendre, qu’il fallait libérer, mais fallait-il la bombarder pour ça?; l’américain qui dénonçant les guerre toutes les guerres tourne en dérision notre dépendance au pétrole, le marocain qui grattant son luth nous chante du Marcel Khalife, l’égyptien qui piquant son Tablé scande des poèmes sur sabra… et j’ai sûrement dû en oublier d’autres.
De beaux poèmes, des poèmes tristes, des poèmes sarcastiques, des poèmes qui nous arrachent des rires, des poèmes qui nous transportent; le tout dans une ambiance conviviale où les applaudissements fusaient où les sourire s’échangeaient, où les félicitations pour les belles prestations s’offraient.
Beaucoup de ces poètes m’ont émus, et chanceuse j’ai pu en récupéré un que voici :
زينب راحت تنام
زين العابدين فؤاد
زينب تكمل سفرها
يتلف توبها بغبارها
تحكي حكاية قمرها
أنا بيتي في بلاد بعيدة “
” هارجع وبهدوم جديدة
تتعب، و تفرش تنام
لا كف يمسح شعورها
و لا هديل الحمام
زينب، بتفرش تنام
نامت طوابق عليها
نام الغبار والرخام
تقل الجبال ع الرخام
الأم تبعت نفسها
بوسة في ثلج الإيدين
روحي يا زينب بعيد “
روحي عليك السلام
روحي لِسِتِّ المقام
“أخت الحسن والحسين
من دم ورد الشهيد
زِرْعِت عناقيد السلام
طرحت رموش كل عين
روحي يا زينب بعيد
روحي لِسِتِّ المقام
قبل النزول للتراب
قبل الطلوع للسحاب
وقف البُراق اللي شالها
دمَّع وردِّد سؤالها
مين فيكو يقدر ينام
مين فيكو يقدر ينام
زينب راحت تنام
زين العابدين فؤاد
31/07/2006
زينب 4 سنوات
عروسة من قانا
Il raconte l’histoire de Zeinab, petite fille de 4 ans morte sous les décombres à Qana. Sa mère a raconté l’histoire du baiser qu’elle a donné sur la main sans vie de sa petite fille en lui demandant de partir vers l’autre Zeinab, la petite fille du prophète Mohammed.
Et comme la vie est pleine de surprises, le poète après avoir lu son poème hier soir, fut approché par une femme inconnue, elle avait eu Zeinab comme élève. Des moments aussi émouvants, seul le hasard peut les arranger…
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