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Le temps qui passe …

Je regarde en arrière et je vois tant de différents moi qui s’alignent.
Des versions antérieures si semblables mais tellement différentes à la fois.
J’ai l’impression que je peux déchiffrer les sourires qu’elles me lancent, lire dans les clins d’œil qu’elles me jettent, deviner les mots qu’elles me murmurent, leurs mous boudeuses, leur froncement de sourcils, leurs grimaces dédaigneuses, leur fous rires moqueurs.

Ai-je tellement changé en restant la même?

Le temps me change, le temps m’apprend, la vie me transforme… et aujourd’hui en regardant en arrière je m’attendris sur mes anciens moi qui continuent à me lancer leurs regards grimaçants…

Je reconnais chacune d’entre elles, chaque sourire et chaque rire, chaque larme et chaque tic pinçant…

Mais il n’y en a qu’une qui me tente : moi au présent…

Pour encore combien de temps?



Ode à mes amis

Je suis entre deux mondes et mon cœur bascule vers l’un puis vers l’autre… c’est ainsi que je me sens en permanence, je ne sais mettre de mots sur ce que je ressens … le vivre sans avoir besoin de le dire n’est-ce pas mieux que de dire ce qu’on n’arrive pas à vivre?

Je suis entre deux mondes et mon cœur chavire … et je savoure celui que je quitte, moment après moment, comme pour mieux le regretter, comme pour mieux m’en imprégner, comme pour ne jamais oublier …

Je suis entre deux mondes et je ressens celui que je quitte comme jamais auparavant. Tant de petits gestes, tant de mots doux, tant d’amour que je ressens. Un mot par ci, une remarque par là, un geste ici et là, est-ce l’adieu si proche qui me rend si sensible à toutes ces preuves d’amour qu’il m’envoie?

Je sais écrire mes doutes, je sais écrire mes angoisses, je sais écrire mes colères, je sais dire mes questionnements, mais l’amour quand il m’emplit me fait taire, le bonheur quand il m’envahit me faire tout juste sourire bêtement … je ne veux l’écrire, je veux simplement le vivre

Je me sens choyée, bénie, chanceuse … heureuse …

Je ne peux qu’être reconnaissante … MERCI



Le moment présent

Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ.
[Louis-Marie Parent]

J’appréhende…

J’anticipe…

et je jongle entre les deux…

Le moment présent est si précieux…

Le moment présent me glisse entre les mains et j’ai à la fois envie de le retenir et de le hâter…

le moment à venir est à venir, et dans mon imaginaire je ne lui veux aucun visage, aucune couleur, aucune saveur …

Tout cela me semble nouveau, je ne sais pas à quoi m’attendre, mais j’aime apprendre à lâcher prise, j’aime apprendre à combattre cette illusion de contrôle derrière laquelle j’ai courus toute ma vie … et je savoure au présent ma capacité à annihiler le pouvoir que le futur détient sur moi…

Un nouveau départ est à venir, et je me dit que peut être il est à plus qu’un niveau …



Avant de trouver le temps d’écrire un vrais billet (si si j’y compte bien), et comme il faut bien rigoler au dépend de quelqu’un, pourquoi ne pas le faire sur le dos des avocats :

Ce qui suit provient d’un livre intitulé Désordre dans les Cours d’Amérique et sont des choses qui ont VRAIMENT ÉTÉ DITES en Cour, mot pour mot:

AVOCAT:   Cette myasthénie gravis,  affecte-t-elle votre mémoire d’aucune façon?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Et, de quelle façon affecte-t-elle votre mémoire?
TÉMOIN:    J’oublie.
AVOCAT:   Vous oubliez? Pouvez-vous nous donner un exemple de ce que vous avez oublié?
___________________________________________

AVOCAT:   Docteur, n’est-il pas vrai que lorsqu’une personne décède en dormant, elle ne le sait pas avant le lendemain matin?
TÉMOIN:    Avez-vous vraiment passé vos examens à la barre?
____________________________________________

AVOCAT:   Le plus jeune garçon, celui de 20 ans, quel âge a-t-il?
TÉMOIN:    Vingt, comme votre quotient intellectuel.
____________________________________________

AVOCAT:   Étiez-vous présent lorsque votre photo a été prise?
TÉMOIN:    Voulez-vous rire de moi?
____________________________________________

AVOCAT:   Donc, la date de conception (du bébé) est le 8 août?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Et que faisiez-vous à ce moment-là?
TÉMOIN:    Je baisais.
____________________________________________

AVOCAT:   Elle avait trois enfants, c’est exact?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Combien étaient des garçons?
TÉMOIN:    Aucun.
AVOCAT:   Y avait-il des filles?
TÉMOIN:    Monsieur le Juge, je pense que j’ai besoin d’un autre avocat.
Est-ce que je peux avoir un autre avocat?
____________________________________________


AVOCAT:   Comment votre premier mariage s’est-il terminé?
TÉMOIN:    Par le décès.
AVOCAT:   Et, par le décès de qui s’est-il terminé?
TÉMOIN:    Devinez.
____________________________________________

AVOCAT:   Pouvez-vous décrire l’individu?
TÉMOIN:    De grandeur moyenne, avec une barbe.
AVOCAT:   Était-ce un homme ou une femme?
TÉMOIN:    À moins que le cirque était en ville, je vais dire un homme.
____________________________________________

AVOCAT:   Docteur, combien de vos autopsies avez-vous faites sur des personnes mortes?
TÉMOIN:    Toutes.  Les vivants se débattent trop.
____________________________________________
AVOCAT:   TOUTES vos réponses DOIVENT être orales, OK?

À quelle école êtes-vous allé?
TÉMOIN:   Oral.
____________________________________________
AVOCAT:   Vous souvenez-vous de l’heure où vous avez examiné le corps?
TÉMOIN:    L’autopsie a débuté vers 20 h 30.
AVOCAT:   Et M. Denton était mort à cette heure?
TÉMOIN:    En tout cas, il l’était quand j’ai fini.
____________________________________________
AVOCAT:   Êtes-vous qualifié pour un prélèvement d’urine?
TÉMOIN:    Êtes-vous qualifié pour poser cette question?
____________________________________________

Et le meilleur pour la fin:


AVOCAT:   Docteur, avant de procéder à l’autopsie, avez-vous vérifié le pouls?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Avez-vous vérifié la pression sanguine?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Avez-vous vérifié la respiration?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Alors, il est possible que le patient était vivant lorsque
vous avez commencé l’autopsie?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Comment pouvez-vous en être si sûr, Docteur?
TÉMOIN:    Parce que son cerveau était dans un bocal sur mon bureau.
AVOCAT:    Je vois.  Mais, est-ce que le patient ne pouvait pas être quand même encore en vie?
TÉMOIN:    Oui, c’est possible qu’il soit en vie et fasse le métier d’avocat.



Un destin de mot

Les mots sont des créatures bien étranges, elles ont des vies bien singulières. Certains d’entre eux sont plus populaires que d’autres, certains passent leurs vies à dormir tandis que d’autres passent d’une bouche à l’autre plus souvent qu’ils ne peuvent le dire. Chacun d’eux porte en lui un sens, un ou deux, parfois plusieurs à la fois et ils semblent les porter sans rechigner.

Quelques mots peuvent être à part car il arrive durant leur vie qu’on leur fasse porter un sens qui semble contredire celui pour lequel ils sont nés. On dit alors d’eux qu’ils sont vivant et que c’est cette vie qui les fait évoluer autant, on dit d’eux qu’ils reflètent leur temps, leur société, leur contexte… parfois je me demande s’ils ne préfèrent ne refléter qu’eux même, s’il ne préfèrent ne porter que leur sens premier, parfois je me dit que s’ils avaient des mots pour le dire, ils crieraient que assez c’est assez, qu’un mot a tout de même le droit de rester ce mot. Mais tout mot a un destin, et qui en ce bas monde contrôle le sien?

Tenez par exemple un mot en Darija tel que ”Hbiba”: Un mot à l’origine bien doux et bien aimant, il porte en lui tant de ”hob” et ne fait que s’approprier l’aimée ou la chérie. Par quel miracle s’est-il retrouvé adressant du masculin lui qui porte fièrement sa féminité avec ce ”a” bien attaché à son extrémité? Oui tenez-vous bien: ne soyez nullement étonné d’en entendre plus d’une roucouler un ”Hbiba” à son aimé, et ne vous indignez pas de voir l’aimé répondre pantois à la déclaration si convoitée, car vous l’aurez compris ce n’est nullement à lui que sa virilité à été refusée mais c’est bien de la certitude de sa féminité que ”Hbiba” s’est vu dépouillé.

Et si seulement la cruauté de son destin s’arrêtait à cette confusion des genres dont ”Hbiba” se voit affliger, car ce pauvre mot en en supporte bien d’autres mesquineries. Lui si tendre et si mignon s’est vus aimé et apprécié de tous, certains le trouvaient attachant, d’autres trouvent sa musicalité berçante, quelques uns pensent qu’il finis bien les phrase, tandis qu’un certain nombre trouvent qu’il en ponctue à merveille pas mal d’autres. Et voilà qu’on le vois partout, des Hbiba par ci et des Hbiba par là, des Hbiba à toutes les sauces, des Hbiba pour adoucir, des Hbiba pour enfoncer, des Hbiba pour finir, des Hbiba pour commencer, d’autres juste pour reprendre son soufle et se relancer…

Et comme vous l’aurez tous deviné, trop d’amour tue l’amour, en tout cas dans notre histoire une bonne partie de celui que ”Hbiba” portait en lui. Alors ”Hbiba” se met à sonner faux, comme si on lui avait collé une note dissonante bien malgré lui, on commence à y entendre mesquinneries, flatteries, hypocrisie… Et ”Hbiba” se met à sonner creu, on commence à sentir son vide qui s’élargie, et plus il est présent plus son sens se fait abscent…

Alors certains se méfient, d’autres le prennent en grippe, d’autres se moquent sous cape et au final ”Hbiba” n’est plus ce qu’il était car même lui ne se reconnait plus…

NB: Hbiba est l’équivalent en marocain de Chérie et vient du mot Hob qui veut dire amour.

NB2: Ce post est en réponse à la première suggestion faite suite à ma demande aux lecteurs de ce blog de m’inspirer des sujets pour bloguer, alors ne m’en voulez pas trop :D



Je ne veux pas abondonner ce blog, il me tient trop à coeur mais en même temps je ne sais plus quoi y écrire. J’aimerais le réinventer, écrire sous d’autres formes, différement de ce que je faisait avant parce que je ne me sens plus comme avant. Mais je ne sais pas encore comment faire…

Je ne dirais pas que je cherche intensivement, en ce moment j’ai bien d’autres choses qui me prennent ailleurs, mais l’envie est là, cette nostalgie qui fait que je passe par ici de temps en temps juste pour constater mon abscence et pour me rappeler tous les plaisirs que j’ai eu en ces lieux.

Et puis voilà, quelqu’un l’a fait avant moi, et je me suis dit pourquoi pas…

Je vous le demande donc: Aidez moi à réécrire, aidez moi à revenir… donnez moi des idées, des thèmes, des mots, des notions et j’écrirais dessus. Si le cœur vous en dit, laissez moi en commentaire ne serait-ce qu’un mot et je m’engage à faire un post qui en parle :)

Je pense bien que de temps en temps j’aime bien me forcer la main, on ne sait jamais ce qui peut en sortit :)



Des mots et des lettres

On peut séduire n’importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C’est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d’amour est d’une efficacité redoutable, mais méconnue…

Camille Laurens



U.S. President Barack Obama delivers his inaugural address at the U.S. Capitol in Washington on Tuesday. (Ron Edmonds/Associated Press)

Je viens à peine d’écouter le discours inaugural du nouveau président Barack Obama et pendant que j’en savourais chaque moment une seule idée me venait en tête: le sens de cet espoir qu’Obama incarne.

Bien que ce renouveau apporte des promesses à bien des niveaux, il me semble que cet espoir a un goût particulier pour nous, une génération qui depuis qu’elle a atteint l’âge adulte, n’a connus que des désillusions: face à des guerres qu’elles a de toutes ses forces refusés mais par rapport auxquelles sa voix a été ignorée; face à des changements climatiques qu’elle n’a pas engendrés mais auxquels elle se retrouve confrontée, impuissante; face à une montée de stigmatisations, de relants de racisme que tout le monde pensait irradiqués à jamais et qui se révèlent encore tapis et prêts à reprendre du service, face à une crise alimentaire de plus en plus globale à des guerres et des conflits qu’elle pensait d’un autre temps, face à une crise financière qui mine ses projets et son avenir…

Oui j’en convient, il faudra à Obama bien des baguettes magiques pour changer tout cela, mais ce n’est pas de cela que je m’emeus: Depuis bien des années, au moins une bonne dizaine sinon plus, n’avons nous crus en quelque chose de grand, de beau, de sertis d’idéaux élévés et l’avons vus se réaliser. Aujourd’hui c’est à un tel moment que nous assistons.

Oui aujourd’hui cela devait être bon d’être américain…



Rêve Orientale

Aujourd’hui je fais de la pub :)

La troupe des Tywalline (danses de l’orient) Célèbre son 10e anniversaire avec deux spectacles qui promettent d’être enchanteurs (je les ai vus en répétition quelques fois et je vous le dit j’ai hâte d’y être)

Les deux spectacles auront lieu les 24 et 25 janvier et pour ceux que cela intéresse les billets sont en vente sur admission et tous les renseignements sont sur le site des Tywallines.

Personnellement j’ai déjà mes billets :)



She and her cat

A toi … malgré mes taquineries …

(je sais que tu te reconnaitras)




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